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Evolution du tapis persan dans le temps

Votre vitrine d’achats en ligne préposée à la vente de tapis de prière, se fait le plaisir de continuer avec vous la poursuite de ce brin d’histoire sur la fabrication des tapis persans. Ce joyau de la culture iranienne en a en effet séduit plus d’un pour la qualité de sa fabrication et la beauté de ses motifs et coloris. Voyons-donc comment la commercialisation de ce produit de grande valeur sur le marché a fait son entrée sur la scène internationale.

La dynastie des Safavides au cœur du marché des tapis persans

Au cours de la dynastie perse des Safavides qui s’étenda sur une période allant de 1501 à l’année 1736, le tapis persan connut un bel essor. Ce pouvoir royal d’obédience soufi qui régnait de façon entièrement indépendante, a réussi à réaliser une transition commerciale du tapis, le faisant ainsi passer d’une production artisanale opérée au sein des tribus, à une production à caractère industriel. Ce marché devenant florissant, les tapis persans ont commencé alors à s’exporter vers l’Asie en Inde et dans l’empire Mongol, ainsi que dans l’empire Ottoman, l’Europe et d’autres contrées encore. Un certain nombre de témoignages de voyageurs mais aussi des sources textuelles ont fait état qu’au cours de cette époque des européens adressaient des commandes en territoire Perse pour la réalisation de tapis particuliers. Le pouvoir en place affectionnait les tapis et encourageait le développement de leur industrie et c’est grâce à cette politique là que ce savoir-faire se développa à ce point. A cet effet, on trouvait alors à cette époque des ateliers de confection royaux dans les villes d’Ispahan, Kashan et Kerman pour produire du très haut de gamme. Les monarques d’alors appelés  »Shah,, se plaisaient alors à en orner leurs palais et leurs mosquées. Ce sont principalement Ismael 1er, Shah Tahmasp et Shah Abbas le Grand qui furent épris pour les fameux tapis. Les tapis persans étaient encore des cadeaux de valeur qui étaient offerts à d’autres rois ou personnalités importantes.

Déclin et renouveau

Après un déclin de l’industrie du tapis persan en raison d’une invasion étrangère sur le sol perse, la nouvelle dynastie Qajare qui succéda à la dynastie Safavide en 1797, relança le marché. Cette décision de reprise d’un tel commerce s’est faite en raison que localement déjà, la demande était existante. Également en cause, le fait qu’à ce moment-là le vers à soi fut atteint d’une maladie appelée  »la pébrine », qui est une maladie en lien avec un champignon. Face à cette problématique, la matière première constituant le tapis persan devait changer et il devint ainsi fabriqué à base de laine. Celle-ci était importée de Manchester en Grande-Bretagne vers l’Iran, les anglais désirant cette importation. Aussi, en France et aux Etats-Unis, cet échange commercial fut motivé suite à l’admiration qu’avaient suscités les tapis lors de l’exposition de Vienne de 1873. L’exportation via ces pays devint massive et engendra ainsi une dynamique dans l’économie perse. Puis, la fin du règne Qajar vu son activité divisée en deux branches, l’une à la pointe des techniques de confection et l’autre en état de détérioration. Plus tard, les deux guerres mondiales brisèrent à nouveau ce marché qui remonta seulement en 1948. La révolution islamique chiite d’Iran de 1979 considéra elle que les tapis étaient un  »trésor national » et se refusaient à les vendre à l’étranger. Cette considération fut par la suite abandonnée en 1984 et à la fin des années 80 la valeur de ces produits avait plus que triplé. Dans l’actualité récente, la grande mosquée d’Alger récemment construite et qui est la troisième plus grande mosquée du monde, a conçue des tapis de prière (https://www.maktaba-prime.com/espace-enfant/tapis-de-priere/)persans tissés à la main sur une superficie de 12000 mètres carrés. L’ampleur de ce lieu de culte est saisissante !

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